Vous cherchez à comprendre ce qu’est exactement un personal priesthood interview ? Dans l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, ce terme historique désignait un entretien de face-à-face spécifique. Bien que l’appellation « PPI » ne soit plus officiellement utilisée dans les manuels en 2026, ayant été remplacée par les entretiens de service pastoral et les entretiens de prêtrise réguliers, l’esprit de cette pratique reste un pilier central de la gestion pastorale locale. Découvrez en détail son évolution, ses objectifs et la célèbre métaphore théologique qui lui est associée.
Qu’est-ce qu’un personal priesthood interview (PPI) exactement ?
L’acronyme PPI signifiait littéralement personal priesthood interview (entretien personnel de prêtrise). S’il s’agissait autrefois d’une pratique interne très codifiée propre à l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, l’institution a depuis simplifié sa terminologie. Aujourd’hui, on parle plus globalement d’entretiens de prêtrise ou de service pastoral, constituant un moment d’échange privilégié et moins procédural entre un dirigeant local et un membre.
Le concept fondamental repose sur le principe d’intendance (ou stewardship en anglais). Lors de cette rencontre confidentielle, le membre fait le point sur ses diverses responsabilités spirituelles, familiales et ecclésiastiques.
Ce n’est pas un audit punitif, mais une évaluation conjointe visant à soutenir l’individu dans sa progression. Actuellement, les directives officielles pour ces entrevues se trouvent sur le site de l’organisation, accessible via l’URL en texte brut churchofjesuschrist.org.
Quels sont les objectifs officiels d’un entretien personnel de prêtrise ?
Les directives encadrant ces rencontres sont détaillées dans la section 31 du Manuel général de l’Église, un document de référence constamment mis à jour. Les objectifs d’un personal priesthood interview sont multiples et très structurés. Il s’agit en premier lieu de recevoir un rapport factuel des responsabilités confiées au membre.
Ensuite, le dirigeant utilise ce temps d’échange pour aider l’individu à identifier ses besoins spirituels et temporels. Bien que le principe du « retour et rapport » (return and report) ait longtemps été central dans l’ancienne dynamique du PPI, l’accent est aujourd’hui mis sur l’écoute et le conseil fraternel plutôt que sur l’élaboration de plans d’action purement mesurables et administratifs.
Le dirigeant a pour mandat d’écouter, d’offrir un encouragement sincère et, comme le souligne la section 31.1.2 du Manuel général actuel, d’aider le membre à « ressentir l’amour de Dieu ». L’approche moderne, consultable sur churchofjesuschrist.org/study/manual/general-handbook, s’éloigne de l’audit d’activité pour privilégier le soutien spirituel.
Qui participe à un personal priesthood interview dans l’Église ?
Un personal priesthood interview implique toujours un dirigeant détenant les clés de présidence et un membre placé sous sa juridiction directe. Généralement, au niveau de la congrégation locale, ces entretiens sont menés par l’Évêque, le Président de pieu (pour l’échelon régional), ou les présidents de collège (quorum) des anciens.
Ces rencontres s’adressent spécifiquement aux membres détenant la prêtrise (d’Aaron ou de Melchisédek) ou assumant des appels particuliers au sein de l’organisation.
Au-delà du simple compte-rendu d’activité, la dynamique recherchée est celle d’un conseil fraternel. Le dirigeant et le membre s’écoutent mutuellement pour trouver des solutions pragmatiques aux défis rencontrés sur le terrain. C’est un espace de soutien conçu pour briser l’isolement dans l’accomplissement des tâches religieuses.

Quelles thématiques sont abordées lors d’un personal priesthood interview ?
Le périmètre d’un personal priesthood interview est vaste mais strictement délimité. L’attention se porte d’abord sur la famille, en évaluant le bien-être du foyer et le rôle proactif du membre en tant qu’époux et père. Le dirigeant aborde ensuite l’accomplissement des appels ecclésiastiques et les responsabilités logistiques qui y sont liées.
Les principes d’autonomie temporelle et spirituelle, souvent appelés provident living (gestion prudente des finances et des ressources), font également partie des discussions pour assurer le bien-être global du foyer.
Toutefois, une limite institutionnelle stricte existe. Si l’entretien dérive sur des questions de dignité personnelle (comme le paiement exact de la dîme ou le respect de la loi de chasteté), le président de collège doit immédiatement interrompre ce sujet et réorienter le membre vers son évêque, seul juge habilité.
La célèbre citation de David O. McKay sur le personal priesthood interview
L’importance de cette pratique est illustrée par une citation de l’ancien président David O. McKay, largement reprise dans les publications internes. Il a développé une puissante métaphore spirituelle, affirmant que chaque homme aura un jour un personal priesthood interview final avec le Sauveur lui-même à la fin de sa vie.
Cette évaluation divine ne portera pas sur le statut social, mais sur six responsabilités terrestres précises. Le Christ demandera un compte-rendu détaillé sur plusieurs aspects fondamentaux du quotidien.
Ces six points sont : 1) la qualité de la relation avec l’épouse, 2) la relation individuelle et unique avec chaque enfant, 3) l’utilisation des talents personnels innés, 4) le dévouement dans les appels de l’Église, 5) l’honnêteté absolue dans la vie professionnelle, et 6) la contribution positive apportée à la communauté et au monde. Ce discours reste une référence théologique majeure en 2026.
Comment se préparer spirituellement à un entretien de prêtrise ?
Pour qu’un personal priesthood interview soit productif, une préparation minutieuse est requise. Cette démarche introspective commence par une auto-évaluation honnête et rigoureuse de ses actions récentes, de ses réussites sur le terrain et de ses échecs éventuels.
Les manuels recommandent d’aborder cet échange avec l’aide de la prière, afin d’avoir un état d’esprit réceptif. Le membre doit réfléchir à ses défis actuels et se montrer ouvert aux conseils de ses dirigeants locaux.
L’institution insiste sur le fait que cet entretien est considéré comme un moment sacré, reposant entièrement sur la confiance mutuelle et une stricte confidentialité entre les deux interlocuteurs, garantissant ainsi un espace sécurisé.
Quelle est la fréquence habituelle d’un personal priesthood interview ?
L’historique de cette pratique interne montre une évolution significative des directives au fil des décennies. Dans les années 1970, la régularité d’un personal priesthood interview était extrêmement stricte, souvent fixée à un rythme mensuel, car elle était intimement liée au programme d’enseignement au foyer (l’ancien home teaching).
Aujourd’hui, la fréquence n’est plus aussi figée sur le plan administratif. Le Manuel général mis à jour indique que ces entrevues doivent se tenir selon la nécessité, c’est-à-dire « aussi souvent que nécessaire » pour soutenir efficacement le membre.
Dans la pratique actuelle, notamment à travers le programme de service pastoral qui a remplacé l’ancienne structure, les dirigeants s’efforcent de réaliser ces entretiens de suivi au minimum une fois par trimestre avec chaque individu ou équipe, tout en restant flexibles pour des rencontres supplémentaires si le besoin s’en fait sentir.
En définitive, le personal priesthood interview dépasse largement le simple cadre du contrôle administratif ou du reporting. C’est avant tout un outil d’accompagnement pastoral et de développement personnel continu. En favorisant l’écoute active et la fixation d’objectifs, cette pratique vise à fortifier durablement les membres face à leurs défis quotidiens.


